Baromètre des Pratiques de Paiement 2016

Communiqué de presse

Namur, 14 Avril 2016 - Une enquête Atradius révèle que les retards de paiement touchent 90% des entreprises en Europe de l’Ouest.

  • Presque 40% du montant total des factures B2B en Europe de l'Ouest sont payées en retard, en Belgique, nous sommes à 41,3%
  • Les factures impayées sont réglées en moyenne dans les trois semaines suivant la date d'échéance
  • 25% des personnes interrogées ont payé leurs fournisseurs en retard en raison de paiements tardifs de leurs clients B2B
  • 35% des personnes interrogées ont l'intention de vérifier plus souvent la solvabilité de leurs clients cette année

Le climat des affaires en 2016 devrait rester difficile et les perspectives d'insolvabilité sont mitigées. Ceci est principalement dû à la baisse du prix des matières premières et au ralentissement de l'économie chinoise. Les conditions d'insolvabilité devraient connaître une faible amélioration, voire rester stables cette année, et le niveau des faillites dans la zone Euro devrait rester 66% plus élevé que le niveau de 2007, avant la crise.

Environ 90% des personnes interrogées dans la dernière édition de l'enquête du Baromètre Atradius des Pratiques de Paiement pour l'Europe de l'Ouest ont subi des retards de paiement de la part de leurs clients B2B en 2015. Ceci a conduit à une moyenne d'environ 40% de la valeur totale des créances B2B impayées. Les personnes interrogées en Italie et en Grèce ont été les plus touchées par les retards de paiement de clients B2B locaux (en moyenne, environ la moitié du montant total de leurs factures B2B sont restées impayées, ce qui est environ 10% plus élevé que la moyenne d'Europe de l'Ouest). En revanche, les personnes interrogées en Grande-Bretagne ont été les plus touchées par les retards de paiement de leurs clients à l'exportation (ainsi 46,4% de la valeur totale des ventes avec crédit à l'exportation britanniques ont été payées en retard par les clients B2B (38,3% en moyenne pour l'Europe de l'Ouest).

L'enquête du Baromètre Atradius des Pratiques de Paiement étudie le comportement de paiement des clients B2B domestiques et étrangers d'environ 3.000 entreprises dans 13 pays. L'enquête met en lumière les tendances d'utilisation des outils de gestion de crédit, sur les défis de rentabilité, sur les délais de recouvrement et sur les pratiques de paiement par secteur d’activité et par taille d'entreprise. Dans l'environnement d'insolvabilité difficile, il n'est pas surprenant de constater que plus de personnes interrogées en Europe de l'Ouest en 2016 (de 51,4% en 2015 à 57,9%) ont déclaré que les retards de paiement des clients domestiques sont principalement dus au manque de trésorerie de leurs clients, par rapport à l'année dernière. Ce problème a été rencontré en majorité par les personnes interrogées en Grèce.
De même, le pourcentage de personnes interrogées en Europe de l'Ouest ayant mentionné des retards de paiement de leurs clients étrangers pour manque de trésorerie est passé de 37,1% l'année dernière à 40,2%. Le pays le plus touché étant l’Autriche.

Quelle que soit la raison des retards de paiement des clients B2B, ces pratiques ont eu un impact négatif sur leur entreprise, selon les personnes interrogées, en entraînant des difficultés financières et des répercussions sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.

  • Environ 25% des personnes interrogées ont payé leurs fournisseurs en retard en raison des retards de paiement de leurs clients B2B.
  • De même, environ 20% des personnes interrogées ont dû prendre des mesures spécifiques pour faire face aux retards de paiement ou à la perte de revenus.
  • Ainsi, environ 15% des personnes interrogées ont dû obtenir un financement supplémentaire ou demander une augmentation de leur autorisation de découvert.

Il apparaît donc que les personnes interrogées en Europe de l'Ouest ont compris l’importance capitale de se protéger contre le risque d’impayé pour préserver la rentabilité de leur entreprise. Environ 45% des personnes interrogées ont indiqué qu'elles ne modifieraient pas leur palette d'outils de credit management cette année, afin de garder un contrôle fort sur la gestion de leurs risques. Par ailleurs, environ 35% d'entre eux vérifieront plus souvent la solvabilité de leurs clients et presque 33% les résultats financiers de leurs clients. Enfin, 28,7% vont renforcer la surveillance du risque de crédit cette année.

Christophe Cherry, Country Director Belgique – Luxembourg déclare: "Nous observons une dégradation de la qualité des paiements, principalement dans le secteur de la construction. En effet, la baisse significative des investissements publics a un impact sérieux sur le niveau d'activité et donc sur la trésorerie. Bien que la situation ne soit pas encore critique, nous surveillons ceci de près".

Principaux résultats pour la Belgique:

  • Les retards de paiement sont de 25 jours en moyenne, en augmentation et supérieurs à la moyenne de l’Europe de l’Ouest (22 jours).
  • Les créances B2B nationales irrécouvrables proviennent le plus souvent des secteurs de la construction, des biens de consommation durables et des services.
  • La principale cause de retards de paiement reste le manque de liquidités 58,2%, contre 50,3% l'année dernière (58% en Europe de l’Ouest).
  • Le DSO se situe à 51 jours (moyenne de l'étude 48 jours) soit 9 jours de plus qu'il y a un an et 30% des personnes interrogées s’attendent à une dégradation dans les 12 mois.

Andreas Tesch, Chief Market Officer d'Atradius N.V. indique "Les conditions commerciales devraient rester assez difficiles sur de nombreux marchés développés en 2016. Seule une légère amélioration des niveaux de défaillances est prévue pour la plupart des marchés en raison d’incertitudes croissantes, à savoir les prix des matières premières et le ralentissement chinois. Dans la zone Euro, le nombre de défaillances est actuellement 66% plus élevé que le niveau d'avant la crise, et une augmentation importante des défaillances est à prévoir en Chine, au Brésil, en Russie et en Afrique du Sud. Dans ce contexte, un portefeuille clients diversifié et un contrôle renforcé de la gestion des créances avec l'assurance-crédit, peuvent être très utiles pour limiter les risques de défaillances et garantir une croissance rentable, y compris dans un contexte économique défavorable".

Vous pouvez consulter l’étude complète 2016 sur les Pratiques de Paiement en Europe de l’Ouest: Baromètre Atradius des pratiques de paiement pour l'Europe de l'Ouest sur le site atradius.be.

À propos d'Atradius
Atradius propose des solutions d'assurance-crédit, de recouvrement et de caution dans le monde entier, grâce à une présence dans 50 pays. Atradius dispose d’informations sur la solvabilité de 200 millions d'entreprises dans le monde. Ses solutions de credit management protègent les entreprises à travers le monde contre les risques de défaillance. Atradius fait partie du Groupe Catalana Occidente (GCO.MC), l'un des plus importants assureurs d'Espagne et du monde en matière d'assurance-crédit.

Pour plus d'informations :
Atradius Corporate Communications
Patrick Van der Avert
Tel.: +32 (0)3 202 44 73
E-mail: patrick.van.der.avert@atradius.com
www.atradius.be

Avertissement

Les informations figurant sur ce site sont uniquement fournies à titre indicatif et ne doivent pas être utilisées à d’autres fins que celles mentionnées. Nous vous remercions de bien vouloir vous reporter aux réglementations et accords en vigueur. Aucune information ne peut être considérée comme créant un droit, une obligation ou engageant la responsabilité d’Atradius y compris pour juger de la moralité d’un ou de plusieurs acheteurs. Si Atradius juge de la moralité d’un acheteur, elle le fait pour le compte de son arbitrage et en aucun cas au bénéfice de ses assurés ou toute autre personne. En aucun cas, Atradius, ses partenaires ou sociétés apparentées, agents ou employés, ne pourront être tenus responsables envers les lecteurs ou toute autre personne pour toute décision ou mesure prise sur la foi des informations contenues dans ces pages, ou pour tous dommages indirects, particuliers ou similaires, même si ces personnes ont été avisées de l’éventualité de tels préjudices.