Market Monitor - Focus sur le secteur agroalimentaire - France

Market Monitor

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17 dec 2015

Les sous-secteurs de la viande et des produits laitiers n'ont pas encore résolu leurs difficultés.

  • Les sous-secteurs de la viande et des produits laitiers sont toujours confrontés à des difficultés
  • Les paiements accusent souvent des retards allant jusqu'à 15 jours
  • Les coûts de production restent trop élevés

 

 

 

 

Market Monitor France Overview

 

 

 

D'après l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA), le chiffre d'affaires de l'industrie agroalimentaire française a diminué de 1,8% en 2014, à 157,6 milliards d'euros, tandis que la production déclinait de 0,5% en volume et de 1% en valeur. La stagnation persistante de l'économie française ne laisse pour le moment pas de place à une reprise vigoureuse des dépenses de consommation, ce qui affecte négativement les marges des producteurs de denrées alimentaires. Si ces derniers ont pu temporairement reconstituer leurs marges grâce à la baisse des prix des matières premières (notamment du blé, du lait et des légumes) en 2014 et au premier semestre 2015, cet effet a été atténué par la concurrence acharnée par les prix qui règne dans le segment français de la vente au détail et par les mécanismes contractuels d'ajustement des prix. Le processus de concentration en cours dans les chaînes de distribution a affaibli davantage encore le pouvoir de négociation des opérateurs agroalimentaires, qui doivent rivaliser avec d'autres entreprises européennes du secteur en termes de baisse des coûts de production. Or les entreprises françaises du secteur sont aux prises avec des coûts de production en hausse et des marges brutes qui se rétrécissent depuis plusieurs années, ce qui freine les investissements des entreprises, donc leur compétitivité à l'international.

Selon le ministère français de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt (AGRESTE), la production alimentaire (boissons comprises) a rebondi de 1% au 2e trimestre 2015. Le secteur a bénéficié de la chute des prix des matières premières et d'un euro plus faible, ce qui a donné un coup de pouce à la compétitivité à l'étranger. Au premier semestre 2015, la balance commerciale agroalimentaire est restée positive.

 

 

 

 

France: Food and beverages sector

 

 

 

Les paiements dans le secteur agroalimentaire français accusent généralement des retards allant jusqu'à 15 jours en moyenne. Une légère augmentation des notifications de non-paiement ne peut être exclue dans les prochains mois, car certaines entreprises du secteur pourraient avoir des difficultés à obtenir l'appui de leur banque. En effet, les entreprises agroalimentaires françaises sont souvent très dépendantes du financement bancaire et nombreuses sont celles qui sont fortement endettées à court terme pour financer leurs besoins en fonds de roulement.

Au premier semestre 2015, les faillites d'entreprises agroalimentaires ont augmenté de 0,9%, cette hausse étant imputable principalement au segment de la boulangerie. Si l'on excluait ce segment, le taux de faillite du secteur enregistrerait une amélioration. Au 3e trimestre 2015, les faillites dans l'agroalimentaire affichent une légère diminution de 0,8%. Ce résultat est en contraste avec la tendance générale des faillites d'entreprises en France, qui devraient augmenter de 4% en 2015. Toutefois, vu les difficultés que rencontrent les sous-secteurs des produits laitiers et de la viande, une augmentation des faillites dans les six prochains mois n'est pas à exclure.

Produits laitiers
Avec 17% du total des ventes de produits alimentaires, les produits laitiers constituent la deuxième plus importante industrie alimentaire française. Les prix internationaux de la poudre de lait et du beurre sont déjà en baisse depuis plusieurs mois et cette tendance s'est accélérée en 2015 à cause du fléchissement des importations chinoises et de l'embargo russe. Si cette baisse a été profitable pour les producteurs de fromage, les exportations de poudre de lait ont gravement souffert de cette tendance. Certains grands opérateurs avaient réalisé des investissements considérables en capacités de production avant la baisse de la demande chinoise. Certaines de ces entreprises pourraient donc connaître des difficultés de trésorerie et de remboursement de dettes si cette faiblesse de la demande devait persister.

Viande
Avec une part de 20% des ventes et 26% des employés, la viande est le sous-secteur le plus important de l'agroalimentaire français. L'industrie française de la viande est composée surtout de petites entreprises et même les grands groupes français sont de taille modeste par rapport à leurs concurrents étrangers. D'après l'AGRESTE, la production de viande a diminué de 2% au 2e trimestre 2015, principalement à cause du déclin des prix, après une augmentation de 1% au 1er trimestre. La pression accrue sur les prix de la viande, surtout de porc, a même conduit à des situations tendues et des conflits aigus avec les producteurs bretons.

Fruits et légumes
La pression sur les prix de vente, une chute de la consommation cet été et l'impact de l'embargo russe ont entraîné une diminution des prix des fruits et légumes. Selon l'AGRESTE, la production de fruits transformés a augmenté de 2,7% au 2e trimestre 2015, contre une augmentation de 4,1% au 1er trimestre.

 

 

 

French food sector: strenghts and weaknesses

 

 

 

 

Boissons
L'industrie des boissons, qui représente 16% du total des ventes de produits alimentaires, exporte environ 30% de sa production. Celle-ci a augmenté de 3,5% en 2014 (hors production vinicole). Aux 1er et 2e trimestres 2015, la production, favorisée par la douceur du printemps, a encore augmenté, de 1,7% et 3,7% respectivement. La balance commerciale est restée positive et continue à s'améliorer, grâce à la hausse des exportations de vin et de champagne.

Notre politique de couverture de ce secteur reste généralement souple, mais nous surveillons de près certains sous-secteurs, notamment la viande et les produits laitiers, à cause de leurs conditions de marché délicates.
Nous essayons autant que possible de satisfaire les demandes de nos clients et si notre évaluation de l'acheteur ou du sous-secteur est particulièrement positive, nous encourageons le client à augmenter son crédit.

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