Chimie: la folie de fusions touche le secteur chimique

23/08/2017 Bien que le secteur chimique soit toujours résilient, il connaît également de grands défis.

Afin de pouvoir maîtriser l'augmentation constante des coûts de développement de nouvelles substances chimiques notamment, nous observons de plus en plus de mergers & acquisitions dans l'industrie chimique et pharmaceutique.

Une réaction chimique particulière

Le fait que la chimie est et reste une branche forte et résiliente apparaît également dans le dernier Atradius Market Monitor. De solides performances financières, un bon comportement de paiement, peu de faillites: le secteur chimique est encore en bonne santé dans la plupart des grandes économies.

Mais il connaît des défis. De grands défis. C'est ainsi que les entreprises chimiques et pharmaceutiques enregistrent une croissance toujours plus faible et des marges bénéficiaires toujours en baisse. Le développement et les essais de nouvelles substances chimiques deviennent également toujours plus coûteux

Et que font les entreprises lorsque les coûts augmentent et que les marges bénéficiaires baissent? Elles envisagent différentes fusions et acquisitions. Des M&A bien ciblées permettent aux entreprises de consolider leurs perspectives à long terme, d'optimiser leur portefeuille d'activités et de comprimer leurs coûts. C'est surtout dans les secteurs des produits agrochimiques, des produits chimiques spéciaux et des produits de base que règne une véritable fièvre de fusions.

Selon PwC, les fusions et reprises dans le secteur chimique ont représenté 237 milliards de dollars américains en 2015 et 220 milliards de dollars en 2016. Des exemples de fusions gigantesques en préparation sont celles entre Dow Chemical et DuPont (annoncée en 2015, effective à partir du 1er septembre 2017), Bayer et Monsanto (annoncée en 2016) et ChemChina et Syngenta (annoncée au début de cette année). Chacune de ces fusions vaut des dizaines de milliards de dollars.

 

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Performances et perspectives par pays

Secteur chimique en Chine

Atradius s'attend à ce que la croissance dans le secteur chimique chinois ralentisse en 2017 et 2018. Le secteur souffre encore d'un manque de technologie avancée, en dépit des efforts des autorités pour acquérir plus rapidement le savoir occidental. De nombreuses entreprises chinoises investissent encore insuffisamment dans la recherche et le développement et s'appuient principalement sur la technologie d'importation, ce qui leur est très préjudiciable.

  • Le secteur a connu une croissance de 6,7% en 2016; on s'attend à une croissance de 6,6% en 2017 et de 6,2% en 2018.
  • Le secteur chimique représente 4,3% de l'économie chinoise.
  • En 2016, l'ensemble du secteur a connu une rentabilité de 4,8%.
  • Les paiements prennent en moyenne de 60 à 90 jours.
  • Le nombre de retards de paiement et d'insolvabilités est moyen.

Lisez le rapport complet sur la Chine

Secteur chimique en Italie

La chimie en Italie est caractérisée par un haut degré d'internationalisation. Bien que la solvabilité et les marges soient bonnes et que les créances bancaires douteuses soient peu nombreuses, la branche connaît quelques problèmes. Pour commencer, les frais élevés de l'énergie et des salaires contrecarrent fortement la croissance. La concurrence des entreprises chimiques asiatiques est également très forte.

  • Le secteur a connu une croissance de 0,9% en 2016; nous nous attendons à la même croissance en 2017 et 2018.
  • La chimie représente 1,2% de l'économie italienne
  • Les factures sont acquittées après environ 60 jours en moyenne.
  • Le comportement de paiement est bon, mais peut se détériorer dans la pétrochimie.

Lisez le rapport complet sur l'Italie

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