Le rouble russe s’effondre sous les sanctions internationales et la baisse du prix du pétrole

29/10/2015 Au mois d’août, le rouble russe tombe à son plus bas niveau en près de cinq mois à la suite de la chute marquée du prix du pétrole et du conflit avec son voisin l’Ukraine.

Après quelques mois d’accalmie , les analystes craignent une nouvelle déstabilisation financière en Russie. L’assureur-crédit Atradius vous explique ce qu’il en est.

Après la chute brutale du pétrole début de cette année au prix plancher de 45 dollars le baril, les prix semblaient rebondir ces derniers mois. Le Kremlin a pu souffler, mais depuis lors les prix du pétrole ont à nouveau plongé.  Le prix actuel de 42,50 dollars le baril est nettement inférieur aux 95 dollars le baril sur lesquels la Russie a basé ses perspectives économiques. Dans une économie comme celle des Russes, qui est entièrement dépendante des revenus du pétrole et du gaz, le pays pourrait tomber dans une récession.

L’économie russe dominée par le pétrole et le gaz

L’économie en Russie est totalement dépendante du pétrole et du gaz.  Bien que le secteur ait encore pu réaliser une croissance marginale de 0,6% en 2014 (1,3% en 2013), l’affaiblissement du prix du pétrole entraîne le rouble dans sa chute : le rouble perd près de la moitié de sa valeur par rapport au dollar US. La Russie s’est alors trouvée confrontée à une inflation de 10% à la fin de 2014. Par ailleurs, l’écroulement du prix du pétrole sème l’inquiétude en bourse et entraîne un manque de confiance persistant.  Ce manque de confiance est d’ailleurs perceptible à nouveau aujourd’hui. La Banque centrale de Russie a ainsi suspendu l’achat de devises étrangères pour éviter de nouveaux records de faiblesse du rouble.

Le manque d'investissements dans le secteur de l'énergie

Les données de 2014 mettent en évidence une lacune fondamentale de l'économie russe : un manque chronique d’investissements en raison d’un climat défavorable à l’entrepreneuriat. Des investissements sont indispensables pour moderniser le secteur de l’énergie. Les gisements en Sibérie occidentale, qui représentent 90% de la production pétrolière de la Russie, sont en voie d’épuisement. L’exploitation des gisements arctiques pourrait offrir une solution, mais elle nécessite un investissement à hauteur de 700 milliards de dollars (chiffres émanant de l’Agence internationale de l’énergie). En outre, des investissements lourds sont requis dans d’autres secteurs pour différencier l’économie russe et limiter la dépendance au secteur de l’énergie.

Les sanctions internationales font sentir leurs effets

En 2014, les E.-U. et l’UE ont pris des mesures dans une tentative pour forcer la Russie à se désengager du conflit en Ukraine. Les sanctions visaient les entreprises russes opérant dans le secteur de la défense et de l’énergie. Les mesures étaient destinées à entraver l’accès au matériel militaire et à freiner la croissance économique de la Russie. Ces mesures ont pour effet que les entreprises russes ne peuvent plus accéder aux technologies européennes et américaines dans le domaine de l‘énergie et sont contraintes et forcées de mettre fin aux investissements par manque de moyens (les financements sont également limités).

Le prix du pétrole est figé dans les prévisions économiques

Sur la base de la production actuelle, il a été calculé que le prix par baril se stabilisera aux alentours de 60 dollars US dans les mois à venir. Un prix qui est nettement inférieur aux 95 dollars par baril sur lesquels la Russie s’est basée pour ses prévisions économiques. Sachant que le secteur de l’énergie représente 30% du PIB, 70% des exportations et 50% des revenus budgétaires russes, une chute du prix du pétrole constitue le plus gros danger pour l’économie russe. D’après des calculs de l’IIF, une baisse de 10 à 15 dollars du prix du pétrole provoquerait une amputation du PIB de deux à trois pour cent, plongeant la Russie dans une récession.

Conclusion

L’économie russe a été frappée de plein fouet par le conflit avec l’Ukraine, les sanctions internationales qui ont suivi et la chute des prix du pétrole. Selon l’EIU, l’économie russe va reculer de 3,5%-4%, un chiffre reconnu par les autorités russes. Les investissements pourraient baisser de 16,5% en raison du manque de confiance, de l’indisponibilité de technologies européennes et américaines et des sanctions internationales.

La consommation par les ménages ne sera pas à même de soutenir l’économie. Il est estimé que la consommation va diminuer de 6% en raison de l’inflation en hausse, de la diminution du pouvoir d'achat et de la méfiance des consommateurs. Maigre consolation, la baisse de valeur du rouble pourrait se traduire par une hausse des exportations dans les secteurs non liés à l’énergie. En d’autres termes, la Russie doit, plus que jamais, investir également dans ces secteurs et miser sur une saine diversification.

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